Bloody mercredi


Parfois il y a des dessins qui font aussi un peu contraceptif.


Ivre de Chine


Quand on me demande ce qu'il fait dans la vie, je répond, qu'il est aventurier.
Mon ami Constantin de Slizewicz est parti il y a 10 ans en Chine.

Il y réalise de photoreportages, des articles et des documentaires, pour les presses françaises et Chinoises. Il est peu tête brulée et sa plume est d'or.
Il vient de faire publier son troisième livre. Aprés "Peuples oubliés du Tibet ", "les cannonières du Yang-Tsé-Kiang", est sorti "Ivre de Chine" aux Editions Perrin, un récit de voyage, ou il raconte comment il a traversé la Chine d'est en Ouest à bord d'un side-car piloté par son ami Alexandre.
A l'occasion de ce périple durant lequel ils vont avaler autant de spiritueux que de kilomètres, Constantin évoque ses 10 années passées en Chine.
Servi par un français remarquable autant que fleuri, il nous emmène le long de son voyage.
Il y a des poupées de cabaret qui jouent aux dés et boivent du ganbei, des gros chinois, forces tranquilles aussi douillettes que des pandas, qui peuvent se transformer en homme de mains prêts à infliger de bonnes bastonnades, des rescapés de Tienanmen aux allures de princes déchus et une galerie de personnages colorés. Cette perle, tu peux l'attraper où bien dans une librairie, et fait passer parce là, que c'est du bon, du très bon.


Une fois n'est pas coutume


Une fois n'est pas coutume mon petit chat, je te sers du réchauffé (mais du bon réchauffé) (du fait maison) parce que j'ai un boulot de dingo.
C'est un dessin pour le Studio de la Cuisineà Nantes, qui fait des cuisines où tu passerais bien ta journée tellement c'est beau et pratique.

A l'arrivée ça fait une sorte de magnet-carte de voeux que tu colle sur ton frigidaire pour lui donner une petite touche trendy.

Pour le mariage de la princesse-aux-mille-vertues


Pour le mariage de la princesse-aux-mille-vertues, il a bien fallu que je me trouve une robe.

J'ai parcouru les rues commerçantes et me suis décidée à entrer dans le seul magasin où je trouverais chaussure à mon pied : L'ile aux milles délices, ou des nymphes mythomanes te brossent dans le sens du poil et te font enfiler des robes ruineuses dans lesquelles tu perds dix ans et dix kilos le temps de dire ouf.
Je me suis regardée dans la vitrine du magasin: ballerines plates léopard, collants opaque, jupette noire à froufrous, pull noir, chemise bleue avec des rond violets, veste de laine, petits cheveux flous: ultra bof.
Je savais qu'en traversant le hall je me sentirais immédiatement ignoblement province, mais je suis rentrée.

Parcourant l'entrée du paradis, silencieuse sur mes ballerines, je pensais aller fouiner ente deux rayons et m'y planquer pour matter les prix en apnée sous peine de m'étouffer, lorqu'une vendeuse, diaphane au teint de Françoise Hardy m'a poursuivie et coincée dans un corner.
"Je n'acheterai rien a ce poireau en Rykiel, jurai-je sur mon iphone (je n'avais que ça pour jurer sous la main).
Vous cherchez quelquechose en particulier? pointa-t elle de sa voix suave.
-Je cherche une robe pour le mariage de la princesse-aux-mille-vertues, lui dis-je, l'air occupée à fourrager dans le rayon.

J'ai fait tomber une chemise molle de son cintre elle l'a ramassée avec délicatesse, son pantalon ne faisait pas un plis.

-D'accord. C'est pour quand? Vous savez ce que vous désirez?
-Heu, festif, pas foncé, pas long...moins de 300 euros, lançais-je bravache.

Un bref instant elle a froncé son nez blanc, m'a détaillé en souriant, a vu tout ce qui clochait : les traces de pattes chiens sur le collant, la tache de gras sur le cuir de ma besace qu'avait fait un suppositioire oublié dans la poche latérale, mes méches échappées de partout.
-Bien...petit budjet, et qui corresponde avec votre look plutôt "sporstwear".

J'ai regretté le choix des ballerines parce que j'ai eu envie de lui mettre un coup de rangers dans la figure.
-Pas trop sporstwear hein sinon je vais chez décathlon ! lui dis-je en rigolant comme une andouille. Toute seule.
Elle a eu un demi sourire blanc et m'a dit "venez Mademoiselle"
Je sais que le "mademoiselle" n'y est pas pour grand chose.
La vendeuse s'est montrée à la hauteur de sa commission : très forte.

Je suis repartie avec un sac noir, bien garnit, avec le nom du magasin écrit dessus, très chic, avec du vernis sélectif.
Mon téléphone est tombé dans la rue et l'écran à éclaté.